Généralités

I – UN¬†PEU D’HISTOIRE

I-1¬†Avant le d√©but de l’informatique

Il faut remonter bien avant l’√®re chr√©tienne pour retrouver la trace des premiers march√©s financiers. La Bourse, en effet est une invention des romains. Les publicains qui avaient obtenu de l’ Etat l’exclusivit√© des adjudications pour la collecte des imp√īts, les embellissements de Rome, la construction des temples et des grandes voies, les fournitures aux arm√©es et les entreprises de transport, avaient constitu√© d’importantes soci√©t√©s en commandite par actions et dont les parts se n√©gociaient dans des basiliques construites √† cet effet. /…/

Le monde, 27 mars 1973

A la fin du quatorzi√®me si√®cle, les n√©gociants de BRUGES (BELGIQUE) se r√©unissaient dans l’h√ītel¬† d’un chevalier nomm√© Van der Buerse dont les armes repr√©sentaient trois Bourses : ils se rendaient ¬ę¬†aux Bourses¬†¬Ľ. En France, les deux premi√®res villes √† organiser une bourse des valeurs furent LYON et TOULOUSE. Puis vint le tour de PARIS : les transactions avaient lieu au pont au change, puis rue de Quincampoix. En 1684, les agents de change furent dot√©s d’un statut. A la veille de la r√©volution, 17 valeurs √©taient cot√©es (dont 14 fonds d’√©tat) √† la bourse de PARIS.

Napol√©on Bonaparte structura le march√© boursier avec l’article 76 du code de commerce promulgu√© en 1805, il stipule ¬ę¬†que les agents de change ont seuls le droit de faire des n√©gociations des effets publics et autres d’√™tre susceptibles d’√™tre cot√©s ….¬†¬Ľ

Le nombre de valeurs cot√©es se multiplia au cours du dix-neuvi√®me si√®cle en raison de l’essor industriel. En 1852, plus de deux cents valeurs √©taient cot√©es √† PARIS. La Bourse s’est particuli√®rement d√©velopp√©e en raison de la modernisation et des progr√®s techniques dans l’industrie au dix-neuvi√®me si√®cle et de la concentration des entreprises qui en a r√©sult√©.

– La Bourse n’existe que dans les pays √† syst√®me d’√©conomie de march√©. – Dans les pays dont l’√©conomie est planifi√©e, il n’y a pas de bourse de valeurs.

I-2 Les intervenants et d√©but de l’√®re¬†informatique

I-2.1 Les acteurs

a) Les entreprises

En g√©n√©ral les soci√©t√©s qui sollicitent d’√™tre introduites sur le march√© financier ont pour but d’y trouver de l’argent en augmentant leur capital par des op√©rations financi√®res diverses (√©missions d’actions, obligations convertibles, bons de souscriptions,…) et par ces appels de fonds pouvoir moderniser l’outil de production, mais aussi confirmer leur notori√©t√© dans leur secteur. /…/

Les avantages sont nombreux pour les soci√©t√©s cot√©es en Bourse. Toutefois il incombe aux dirigeants de ces soci√©t√©s de respecter un certain nombre de r√®gles vis √† vis des actionnaires mais √©galement des autorit√©s de march√©. /…/ Le profit de l’entreprise dans sa globalit√© est appel√© en terme comptable : B√©n√©fice./…/.

La Soci√©t√© pr√©sente √† la presse financi√®re un bilan semestriel ou annuel. /…/

b) Les épargnants

Une gestion en obligations constitue, comme l’investissement en actions, une source indispensable de flux¬† de liquidit√©s permettant de participer √† l’effort √©conomique de la Nation. Cet investissement peut mieux faire comprendre aux √©pargnants que l’entreprise est une unit√© qui √† une personnalit√© propre. Pour les actionnaires ayant acquis des titres de soci√©t√©s, ils sont juridiquement et proportionnellement propri√©taires de l’entreprise.