Comparaison : CAC 40 et Dow Jones

Le Graphique ci-dessus représente le rapport CAC / Dow Jones (lors du calcul, comme pour le CAC 40, l’indice Dow Jones est exprimé en Franc puis en Euro et le CAC 40 est reconstitué jusqu’à fin 1987). Le plus bas du 9 février 1951 représente la base 100, actuellement le rapport est à 112.19.

Sur une durée de 53 ans (graphique ci-dessous depuis début 1962), la progression moyenne annuelle de l’indice Dow Jones, exprimé en dollar, est de 6,27%/an alors que celle du CAC 40 reconstitué, en franc puis en euro, est de 4,69% / an.

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Même si cette comparaison entre les 2 indices dans leur devise d’origine ne prouve rien, elle traduit, sur cette période, qu’un investisseur américain sur le Dow Jones a vu son capital multiplié par 24,94 contre 11,30 pour un investisseur de l’hexagone sur le CAC 40 ! Pourtant, début 2000 nous en étions à x16,12 pour le Dow Jones contre x14,25 pour le CAC 40. Alors que sur une période plus longue, depuis 1920, le bilan est inversé, cela était dû à une inflation galopante en France au cours de la première moitié du siècle dernier. Après la 2ème guerre mondiale, et en 1971, la fin du système de Bretton Woods, une plus grande stabilité entre le dollar et le franc a pour conséquence une plus grande stabilité entre les 2 indices chacun dans sa devise de référence, jusqu’en 2000. De 1962 à 2000, même si les indices s’éloignent pendant de courtes périodes, ils se rapprochent pour retrouver des performances moyennes équivalentes. A partir de 2000, et l’avènement de l’Euro, même si les 2 indices sont fortement corrélés et en phase, on constate, aujourd’hui, une forte divergence au profit de l’indice Dow Jones qui s’est fortement accentuée à partir de l’été 2011 qu’une impossible dévaluation monétaire ne pourra corriger !

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CAC 40 et Dow Jones – 1962 à 1980 CAC 40 et Dow Jones – 2000 à 2014

Alors que sur la période de 1962 à début 1980, l’indice Dow Jones en dollar et celui converti en franc sont peu ou prou confondu, on observe une nette divergence pour l’époque récente de 2000 à 2014 entre de DJ en dollar et celui en euro. En effet, au cours de cette période le DJ en dollar a progressé de plus de 55% contre une progression de 26.12%, en euro, à comparer à la performance du CAC 40, -26.32% !
Si l’envolée actuelle du DJ peut être expliquée par la faiblesse chronique du dollar contre l’euro (mark) une différence de l’ordre de 71% aujourd’hui, entre des capitaux investis début 2000 sur l’indice français et américain à l’aune de l’euro est plus difficilement explicable même en tenant compte de la répercussion de la crise de la dette souveraine. C’est pourquoi, à moins d’un nouveau paradigme, une convergence pourrait avoir lieu dans les années à venir entre les 2 indices exprimés en euro, pour le moins !

A.Z.
https://www.canal-europ.com

2 Comments

  1. La comparaison des deux indices est intéressante cependant les méthodes de calcul de ces deux indices sont radicalement différentes, La méthode pour le DJIA favorise sa progression permanente puisque plus un titre monte plus il pèse lourd dans la pondération. Le S&P500 n’a pas ce défaut.
    Pour citer Wikipédia : Le Dow Jones est l’un des seuls indices boursiers au monde avec le Nikkei 225 à être pondéré sur la valeur des actions le composant et non sur leur capitalisation boursière. Cette caractéristique montre bien le peu de connaissances en économie à l’époque de la création de l’indice. À cause de cette faiblesse et du fait que l’indice est basé sur seulement trente compagnies, l’indice Dow Jones a été remplacé par l’indice S&P500 comme l’indice principal de la performance de l’économie américaine.
    Bien que cet indice soit très imparfait, on continue à le publier, partiellement pour des raisons sentimentales (c’est le plus vieil indice boursier du monde), mais surtout parce que c’est le seul indice qui nous permette de voir l’évolution de l’économie sur plus de 120 ans.

    • Je suis d’accord pour dire que le mode de calcul est archaïque pour le DJ. Cependant je me suis amusé, il y a quelques années, à calculer des indices de différentes manières : pondérée ou non pondérée, en appliquant une moyenne arithmétique, géométrique et même quadratique. Au fond, pour un même panier de valeurs, cela ne change pas grand chose à long terme. On peut le voir en comparant le DJ au SP500 sur Google Finance par exemple en changeant l’échelle de temps, c’est intéressant :-). Merci pour le commentaire

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